Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 08:51

La destruction de l’enseignement public continue, avec 5700 suppressions de postes pour 2012, dont 181 dans le premier degré, 157 dans le second degré et 18 dans l’administration des établissements scolaires en Bourgogne ! Tant d’emplois supprimés, qui se rajoutent aux cinq millions de chômeurs plus ou moins enregistrés en France ! Tant de jeunes étudiants qui ne trouveront pas d’emploi, tant de collègues qui verront leur poste supprimé, leur vie chamboulée !

Et nos élèves, qui se retrouvent déjà à 30 en groupe de langues, ou dans des classes surchargées, pour lesquels il manque parfois tables et chaises, comme au collège de Joigny. Comment assurer un suivi sérieux des élèves, notamment ceux qui sont déjà en difficulté ? S’y rajoutent l’incertitude de l’avenir de plusieurs filières professionnelles, la carte des langues massacrée dans l’Yonne…

 

Et que dire de la démotivation des enseignants, à qui le gouvernement demande de travailler toujours plus et dont les salaires sont gelés pour trois ans, dont les perspectives de carrière sont bridées pour « diminuer les dépenses publiques ».

 

L’année 2012 est une année décisive, les élections présidentielles et législatives seront l’occasion d’interpeller les candidats et de relancer le débat sur l’éducation en France.  Mobilisons-nous !

 

Pour l’UNSA Education de l’Yonne

Pier-Cyril Chevalley

Par Pier-Cyril Chevalley - Publié dans : L'Unsa Education de l'Yonne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 16:01

Nous étions près d’une centaine de collègues à manifester devant l’inspection académique d’Auxerre, Bd Gallieni.  Une ambiance chaleureuse pour un temps qui l’était bien moins.  Nous avons pu expliquer à la presse notre opposition à la réforme de l’évaluation des enseignants, mais aussi rappeler notre condamnation des suppressions de postes, de la dégradation des conditions de travail des élèves comme des enseignants et l’autisme du gouvernement.

 

Rappelons que pour ce projet de changement des modalités d’évaluations des personnels enseignants, aucune concertation n’a été faite, le seul impératif du gouvernement étant de réduire les dépenses, ce qui amène donc le gel des promotions, notre seul critère d’avancement sera l’ancienneté jusqu’en 2015. 

Plus grave, seul le chef d’établissement ou l’IEN pour le premier degré, notera l’enseignant après un entretien une fois tous les trois ans, où il pourra accorder (chichement car le quota est limité) deux ou cinq mois d’avancement sur l’ancienneté. 

Et que se dira-t-il dans ce bureau, puisque le chef d’établissement souvent n’a pas de compétence dans la matière du professeur qu’il évalue ? En quoi vous contribuez au « rayonnement » de l’établissement ?  Jusqu’où êtes vous prêt à vous investir ? Imaginez alors toutes les pressions, les arrangements, les soumissions qui en découleraient ?

Est-ce vraiment une bonne affaire pour les chefs d’établissements, déjà accablés de travail ? Comment vont-ils gérer une équipe, dès lors qu’ils seront transformés en chefs d’entreprises, voire en surveillants de profs ?

 

Et quid des inspecteurs ? L’UNSA Education reçue en délégation avec les autres syndicats par Mme Dominique FIS, notre nouvelle inspectrice d’académie, a rappelé son opposition à ce projet et souligné le caractère partial et mesquin de ce projet de loi.  L’UNSA Education a  demandé des précisions pour l’avenir du corps des inspecteurs à l’IA.  Mme Fis a répondu que les inspecteurs conserveraient d’autres fonctions, sans préciser lesquelles.  Eh bien précisons : remplacer les rares formateurs IUFM qui restent, contribuer à une trop courte formation/conseil des jeunes collègues, fédérer des projets (lesquels ? il n’y aura bientôt plus de fonds pour cela).  Et quel sera leur poids puisqu’il ne pourront plus inspecter ?

 

Et au fond, à quoi bon faire Master 2 (bac+5) si notre compétence n’est plus évaluée.  Et puis, en cas d’absence, les chefs d’établissement recrutent bien des remplaçants à pôle emploi, sans forcément les diplômes ad hoc… Donc, ne plus être inspecté, c’est bien le signe que de là haut, au gouvernement, il n’y a pas nécessité d’avoir un enseignement de qualité fait par des enseignants qualifiés, formés et contrôlés au long de leur carrière.  De là, pas besoin de payer plus les enseignants consciencieux et effectuant bien leur travail. La quantité peut bien remplacer la qualité…

 

Alors, réfléchissez bien, cette nouvelle année va être riche de problèmes et de questions à se poser…

 

Pour l’UNSA Education de l’Yonne,

Pier-Cyril Chevalley

Par Pier-Cyril Chevalley - Publié dans : L'Unsa Education de l'Yonne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 08:51

Une action intersyndicale utile

Elle a été organisée avec la totalité des syndicats enseignants et des fédérations de l’Education nationale à travers la pétition qui recueille aujourd’hui près de 43 000 signatures et l’appel à la grève du 15 décembre. L’ unité syndicale, nécessaire face à une telle réforme, commence déjà à payer. Deux premiers reculs sont déjà enregistrés :

  • le ministère renonce à la suppression des promotions pour 2013 et 2014
  • il rétablit la mission d’inspection. 

Maintenons la pression

Le projet de réforme n’apporte aucune réponse concernant une reconnaissance de l’ensemble des missions des personnels ; rien non plus sur une réelle évaluation formative.

En revanche, ces textes organisent bien une nouvelle étape dans l’attaque contre le statut particulier des enseignants, dans le cadre de la politique idéologique menée contre tous les fonctionnaires.

Il s’agit bien d’assujettir l’enseignant à son supérieur hiérarchique direct, lui enlever toute lisibilité sur les modalités d’avancement, de supprimer la notion de déroulement de carrière.

Continuez à signer et faire signer la pétition! http://retraitduprojetevaluation.net/

 

 


l'UNSA Education a réaffirmé son désaccord sur l'ensemble des mesures proposées, lors d’une audience du Ministère.

Nous refusons qu’une telle réforme s’engage de cette façon, alors que c’est le quotidien des collègues qui est en jeu et dans la durée.

Nous refusons tout projet d’évolution qui ne se traduise pas par une amélioration pour nos collègues.

Aucune réponse satisfaisante ne nous a été apportée sur les questions posées. Au contraire, il est clair que la seule volonté ministérielle est de faire passer rapidement la réforme de gestion managériale des enseignants. L’enjeu est important et pour tous !

Alors, mobilisons nous dans les écoles, les collèges et les lycées le 15 décembre, nous devons être massivement en grève !

 

A Auxerre, rendez-vous devant le siège de l'inspection académique 12 BD Gallieni à Auxerre à 14h30 pour protester contre cette mesure inique

 

D'après le Se-UNSA national,

Pour le Se-UNSA de l'Yonne

Pier-Cyril Chevalley

Par Pier-Cyril Chevalley - Publié dans : L'Unsa Education de l'Yonne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 15:39

Face à une situation budgétaire tendue et une dette importante, les gouvernements sont sous pression.

En France, la charge de la dette est devenue le second poste de dépense de l’Etat : un peu de plus de 45 milliards d’euros par an versés aux détenteurs d’obligations d’Etat, majoritairement étrangers.

 

La France a pris des engagements de réduction des déficits auprès de la Commission européenne. Le gouvernement veut ramener le déficit à 3% du PIB en 2013 et vise l'équilibre en 2016. Alors que la croissance économique sera très faible en 2012, ces engagements vont probablement affaiblir encore plus une économie déjà atone. Le gouvernement prétend que les dépenses de l'Etat sont trop importantes, que "l'Etat est trop lourd".

 

 

Un Etat trop lourd?
Les dépenses de l’Etat (masse salariale et dépenses de fonctionnement) sont moins importantes en France que dans de nombreux autres pays. Qu’on en juge : en 2010, elles représentaient 19,1% du PIB en 2010, contre 20% aux Etats-Unis, 25,3% au Royaume-Uni, 23,8% en Suède etc. L’Etat trop lourd en France, c’est une fable !
A cet argument, les partisans de la purge vous répondront que l’ensemble des dépenses publiques représentait 53,8% du PIB en 2008 et que c’est beaucoup trop. Et mettent en cause le poids des dépenses de protection sociale, qui ont effectivement progressé rapidement (25,9% du PIB en 2009).

Certains "experts" proposent donc de réserver la Sécurité sociale à ceux qui en ont le plus besoin. Les plus aisés prendraient une assurance privée. La France ferait donc le chemin inverse de celui des Etats-Unis.


Ce serait une vraie fracture dans le pacte social. De plus, les pays qui ont "sorti" les dépenses de protection sociale de leurs comptes publics ne s’en portent pas mieux : leurs indicateurs de santé sont en général plus mauvais, les assurés paient des assurances élevées etc. Privatiser la Sécurité sociale coûterait cher aux salariés et retraités. En Allemagne, les retraites versées par les caisses publiques pèsent 9,44% du PIB contre 11,54% en France. La différence ? Ce sont des retraites d’entreprises et des fonds de pension. Est-ce un exemple à suivre alors que dans le monde on ne compte plus les retraités qui ont vu fondre leur retraite par capitalisation ? 

 

 

Recettes : sujet tabou
La vague néolibérale des années 70 et 80 a importé un poison qui continue à faire des dégâts : celui de l’abaissement quasi obsessionnel des impôts. Aux Etats-Unis, c’est une tradition bien ancrée, surtout à droite. La bataille politique récente du Tea Party contre tout relèvement des impôts le prouve. En Europe, la droite en a fait un argument électoral mais la gauche y a parfois cédé.

 

Toujours est-il qu’entre 2000 et 2009, en France, l’Etat a perdu près de 120 milliards de recettes. Cela représente un peu plus de 15 milliards par an. C’est le rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale qui le dit…
Entre 1999 et 2008, l’Etat a renoncé à 82 milliards de recettes… par an. Aux cadeaux fiscaux faits aux ménages (dont 40% sont allés aux 10% les plus favorisés), il faut ajouter ceux accordés aux entreprises, dont la désormais fameuse "niche Copé" qui exonère d’impôt sur les sociétés les plus-values encaissées par holdings en cas de vente de leurs filiales. Selon les estimations, le manque à gagner va de 3 à 7 milliards par an.


Pendant que le gouvernement désorganise les services publics avec une RGPP aveugle, il jette l’argent public par les fenêtres, au profit de ceux qui n’en ont pas besoin et de grandes entreprises qui sont devenues les championnes de "l’optimisation fiscale".

 

 

La "faillite" de l'Etat est un slogan politique permettant de mieux faire passer les projets d'austérité. Le gouvernement français ne veut pas avouer qu'il a appauvri l'Etat en se privant de recettes. Aujourd'hui, il fait les fonds de tiroir tout en ne voulant pas revenir sur des promesses de campagne dispendieuses qui se font au détriment de l'emploi. Les taxes s'accumulent pour parer au plus pressé et frappent en premier lieu les plus modestes.

 

Il est temps de changer de politique et de revenir à un impôt plus juste, un budget cohérent et clair, et une politique de relance de l'économie par l'aide à la consommation: le "new deal" de Roosevelt était basé dessus !

 

D'après l'UNSA Education nationale

Pour l'UNSa Education de l'Yonne,

Pier-Cyril Chevalley

Par Pier-Cyril Chevalley - Publié dans : L'Unsa Education de l'Yonne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 15:38

L'UNSA Education de l'Yonne relaie le dernier communiqué de Presse du Cnal :

 

Budget de l’Education : 5 ans de cadeaux pour le privé


Le débat parlementaire sur le budget 2012 de l’Education nationale permet de vérifier la constance avec laquelle le gouvernement et quelques parlementaires zélés ont épargné et favorisé les écoles privées.

La règle tacite des 20% de moyens accordés au privé, quand il s’agit des créations de postes, fond étrangement à 10% lorsqu’il s’agit de suppressions. Ainsi en 5 ans, quoiqu’elles en disent, les écoles privées n’auront rendu qu’environ 8000 emplois là où l’équité aurait exigé qu’elles en perdent le double.

Rien ne justifie cette clémence budgétaire. En effet, les chiffres de scolarisation dans les établissements privés sont restés remarquablement stables, contrairement aux allégations du Secrétaire général à l’enseignement catholique.


Le Service public et laïque d’éducation aura supporté l’essentiel des suppressions. Pour les organisations du Cnal, cette situation injuste est insupportable. En cette période de crise de la dette publique, le Cnal appelle les parlementaires à faire, sans ambigüité, le choix de l’Ecole publique et à s’interroger sur la pertinence des 7 milliards que l’Etat octroie généreusement chaque année aux écoles privées, finançant ainsi une concurrence déloyale à l’École de la République.

Dans le même temps, Le Cnal condamne l’adoption de l’amendement « Censi » dans le cadre du budget de l'Enseignement supérieur. Cet amendement siphonne 2 millions d’euros de crédits initialement prévus pour le public pour les transférer aux "crédits de l'enseignement supérieur privé associatif", favorisant ainsi les instituts catholiques.

Enfin, le Cnal n’accepte pas que les écoles privées soient présentées comme le modèle idéal permettant d’améliorer notre système éducatif. La concurrence exacerbée, l’encouragement du consumérisme scolaire, comme le caractère propre et les pratiques managériales de ces établissements ne peuvent en aucun cas être des références. C’est le contraire du service public. Il faut aider, encourager et promouvoir l’École publique pour qu’elle réalise son ambition citoyenne et humaniste.

Paris le 16 novembre  2011

Laurent Escure

Secrétaire Général du Cnal

Par Pier-Cyril Chevalley - Publié dans : L'Unsa Education de l'Yonne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés